Qui fut et qui n’est plus

9 01 2007

Le Hong Kong qui m’a ébloui, dès que je suis descendu de l’avion pour me retrouver dans l’humidité étouffante de 99%, a disparu, cédant sa place à une ville désormais familière, connue de tous ces films que me poussait à voir cette fascination initiale, née de ma visite en été ‘97, lors de sa remise à la Chine. J’ai beau le chercher, il n’existe plus. De temps en temps me viennent des tours de la ville présente, en vision fugitive, les contours de cette autre, alors terriblement exotique, dont l’étrangeté m’avait englouti, et je me rappelle que dans cette ville des gratte-ciels, ne resplendissant que d’argent boursier, se mire quelque chose comme le monde de l’avenir tel que le concevrait un garçon de cinq ans, où se lancent, des grands boulevards, les escaliers évidemment mécaniques dans une course aux passerelles élancées, tapissées de transporteurs, qui sillonnent la métropole des tours étincelants. Une légèreté presque utopienne, comme la bénédiction du soleil, surgirait de cette ville dont les résidents, pour la traverser, n’avait nullement besoin de mettre pied sur terre.